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		<title>Landru: un musée parisien exhume une enquête mythique et une époque</title>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 09:58:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lambert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plus de 91 ans après l'exécution de Henri-Désiré Landru, le Musée des lettres et manuscrits de Paris ressuscite le "Barbe-Bleu de Gambais", condamné pour l'assassinat de 10 femmes et d'un jeune garçon, lors d'une exposition qui revient sur l'enquête magistrale et une époque troublée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='alignleft' style='margin-right:20px;font-size:10px'><img src="http://www.lb-numerique.com/wp-content/uploads/2013/05/photo_1369302147133-1-1.jpg" alt="Photo prise en novembre 1921, lors de son procès à Paris, de Henri-Désiré Landru" />
<div style="width:200px">Photo prise en novembre 1921, lors de son procès à Paris, de Henri-Désiré Landru<br />(©AFP/Archives)</div>
</div>
<p><strong>Plus de 91 ans après l&#8217;exécution de Henri-Désiré Landru, le Musée des lettres et manuscrits de Paris ressuscite le &#8220;Barbe-Bleu de Gambais&#8221;, condamné pour l&#8217;assassinat de 10 femmes et d&#8217;un jeune garçon, lors d&#8217;une exposition qui revient sur l&#8217;enquête magistrale et une époque troublée.</strong></p>
<p><span id="more-3664"></span>
<p>Pas de sang, de clichés de victimes ou de descriptions glaçantes dans cette exposition, qui s&#8217;ouvrait jeudi et dure jusqu&#8217;au 15 septembre, ne serait-ce que parce qu&#8217;aucun corps n&#8217;a jamais été retrouvé et que Landru est parti avec le secret de son mode opératoire.</p>
<p>Les commissaires de l&#8217;exposition, dont le journaliste et ancien policier Eric Yung, ont pioché dans les quelque mille pièces à leur disposition, dont l&#8217;essentiel provient du dossier d&#8217;instruction, pour raconter l&#8217;histoire de l&#8217;enquête et de la constitution du dossier.</p>
<p>Une histoire fascinante, qui met notamment en scène l&#8217;inspecteur Jules Belin, dont l&#8217;obstination aura été déterminante dans l&#8217;arrestation de Landru et dans l&#8217;accumulation d&#8217;un faisceau d&#8217;éléments susceptible de convaincre un jury.</p>
<p>Informé, un soir, par la soeur d&#8217;une des disparues qui avait croisé Landru par hasard dans un magasin de porcelaines de la rue de Rivoli à Paris, Belin part en chasse. Il fait réveiller, en pleine nuit, le vendeur du magasin, qui donne l&#8217;adresse de livraison communiquée par Landru, lequel se fait alors appeler Lucien Guillet.</p>
<p>&#8220;Toute une époque&#8221;</p>
<p>Au terme d&#8217;une longue planque, il finira par interpeller Landru et se lancera dans une course contre la montre pour qu&#8217;au terme de la garde à vue, le juge d&#8217;instruction dispose de suffisamment d&#8217;éléments pour inculper ce petit homme chauve et barbu et le placer en détention.</p>
<p>Ces quelques dizaines de mètres carrés seulement, scénographiés avec sobriété et efficacité, &#8220;permettent de voir l&#8217;affaire Landru comme elle n&#8217;a jamais été présentée, c&#8217;est-à-dire de l&#8217;intérieur&#8221;, explique Eric Yung.</p>
<p>L&#8217;affaire Landru est, à ce titre, une sorte d&#8217;acte fondateur de la police judiciaire (avec le démantèlement de la bande à Bonnot), créée en 1907. Celui d&#8217;une police dédiée à &#8220;la recherche des faits&#8221;, résume M. Yung, dynamisée par la création des brigades mobiles par Georges Clemenceau, les fameuses brigades du Tigre, dont faisait partie Belin.</p>
<p>L&#8217;enquête bénéficie également des notes de Landru lui-même, méthodique jusqu&#8217;à la maniaquerie, qui ne disent rien des assassinats mais témoignent des techniques employées par ce spécialiste de l&#8217;escroquerie au mariage.</p>
<p>Le juge Bonin, chargé de l&#8217;instruction, identifiera ainsi 169 femmes ayant entretenu une correspondance avec Landru. Les notes de l&#8217;accusé révéleront aussi l&#8217;achat de 790 scies à métaux, alors même qu&#8217;il est soupçonné d&#8217;avoir découpé ses victimes en morceaux.</p>
<p>Autre élément phare du dossier d&#8217;instruction, les compte-rendus d&#8217;expertise psychiatrique, qui révèlent une personnalité riche. &#8220;On voit que ces gens sont amoureux de Landru&#8221;, selon M. Yung.</p>
<p>L&#8217;exposition s&#8217;attache également à rappeler une époque troublée, celle de la Première guerre mondiale et de l&#8217;immédiat après-guerre.</p>
<p>&#8220;Ce n&#8217;est pas Landru qui entre au Musée, c&#8217;est toute une époque&#8221;, explique M. Yung.</p>
<div style="clear:both;height:1px;margin-bottom:-1px">&#160;</div>
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		<title>Village de Justes, le Chambon-sur-Lignon ouvre un musée du souvenir</title>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 09:27:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lambert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Généalogie]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Chambon-sur-Lignon, seul village français honoré du titre de "Justes", veut perpétuer par un musée le souvenir de ses "modestes héros" qui, par une résistance courageuse et discrète, ont sauvé plus d'un millier de juifs pendant la Seconde guerre mondiale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='alignleft' style='margin-right:20px;font-size:10px'><img src="http://www.lb-numerique.com/wp-content/uploads/2013/05/photo_1369297087812-1-1.jpg" alt="Une plaque commémorative de l&apos;accueil des Juifs au Chambon-sur-Lignon, le 23 juillet 2002" />
<div style="width:200px">Une plaque commémorative de l&apos;accueil des Juifs au Chambon-sur-Lignon, le 23 juillet 2002<br />(©AFP/Archives)</div>
</div>
<p><strong>Le Chambon-sur-Lignon, seul village français honoré du titre de &#8220;Justes&#8221;, veut perpétuer par un musée le souvenir de ses &#8220;modestes héros&#8221; qui, par une résistance courageuse et discrète, ont sauvé plus d&#8217;un millier de juifs pendant la Seconde guerre mondiale.</strong></p>
<p><span id="more-3659"></span>
<p>Perché à 1.000 mètres d&#8217;altitude à l&#8217;entrée des Cévennes dans le centre de la France, ce village protestant avait une longue tradition d&#8217;accueil et de résistance, rappellent les historiens, pour expliquer ce qui a pu motiver tant de petites gens, sollicitées par leurs pasteurs, à s&#8217;engager dans un mouvement de résistance pacifique aux atrocités nazies.</p>
<p>&#8220;Si les habitants ont à ce point spontanément réagi, c&#8217;est à cause du souvenir des longues persécutions du XVIIIe siècle : l&#8217;accueil de l&#8217;autre, du réfugié, fut totalement normal pour eux&#8221;, explique Philippe Joutard, spécialiste du protestantisme cévenol.</p>
<p>A ces profondes racines de résistance s&#8217;ajoute la transformation, avec l&#8217;arrivée du chemin de fer, de cette terre rude aux paysages sauvages en lieu de villégiature où le climat vivifiant favorise l&#8217;accueil des enfants des milieux ouvriers venus des grandes villes. Hôtels, pensions et maisons d&#8217;enfants fleurissent.</p>
<p>C&#8217;est dans ces établissements que seront accueillis, dès la fin des années 30, les premiers réfugiés, Républicains espagnols fuyant le franquisme, anti-nazis exilés d&#8217;Allemagne ou d&#8217;Autriche. Puis des juifs de différentes nationalités, toujours plus nombreux. D&#8217;abord hébergés, puis devant le danger de la déportation à partir de 1942, cachés ou exfiltrés, notamment vers la Suisse. Plusieurs centaines d&#8217;enfants, aujourd&#8217;hui disséminés dans le monde, seront ainsi sauvés.</p>
<p>Une loi du silence jamais trahie</p>
<p>Car dans ce village &#8220;un peu perdu&#8221;, les habitants ont été très tôt &#8220;alertés&#8221; sur les dangers du nazisme, raconte Aziza Gril-Mariotte, chargée du futur Lieu de mémoire du Chambon qui ouvrira le 5 juin dans une aile de l&#8217;école du village, avec témoignages vidéos et salles thématiques.</p>
<p>Trois pasteurs locaux mais voyageurs &#8211;Charles Guillon, André Trocmé et Edouard Theis&#8211;, qui ont des contacts internationaux, ont eu un rôle crucial, rappelle-t-elle. Ils ont initié le mouvement de &#8220;résistance civile&#8221;, nourrie de résistance spirituelle, qui poussera instituteurs, fermiers, médecins, commerçants, propriétaires d&#8217;hôtels, domestiques&#8230; à organiser spontanément ce sauvetage collectif. Avec une indéfectible loi du silence jamais trahie.</p>
<p>&#8220;Quand on pense à la Résistance, on pense à De Gaulle et aux maquis&#8221;, explique le chercheur Jacques Sémelin (CNRS), &#8220;mais une autre résistance, civile, s&#8217;est développée qui consistait à faire sortir les juifs du milieu où ils étaient en danger pour les intégrer dans des milieux non-juifs. Il s&#8217;agissait de créer du lien social de telle sorte qu&#8217;il soit plus difficile de les arrêter&#8221;.</p>
<p>Au moins un millier de juifs &#8211; plus de mille noms ont été identifiés à ce jour par les historiens, 3.000 si on compte les réfugiés de passage &#8211; ont été sauvés par les habitants du Chambon-sur-Lignon et des communes environnantes, leur valant en 1990 le titre collectif, unique en France, de Justes parmi les Nations décerné par l&#8217;Institut israélien Yad Vashem.</p>
<p>Parallèlement, quatre-vingt Justes du Chambon ont été honorés à titre individuel, dont les derniers sont décédés au début des années 2010.</p>
<p>&#8220;Au moment où la tradition orale par les anciens s&#8217;évanouit peu à peu, nous nous devions de préserver l&#8217;histoire de ce passé exceptionnel pour le transmettre aux jeunes générations&#8221;, insiste Eliane Wauquiez-Motte, maire de la commune qui se félicite que le Lieu de mémoire mette surtout en valeur archives personnelles et témoignages des acteurs.</p>
<p>&#8220;Un passage de témoin&#8221;, pour une histoire, constate-t-elle, &#8220;souvent mieux connue à l&#8217;étranger qu&#8217;en France&#8221;.</p>
<div style="clear:both;height:1px;margin-bottom:-1px">&#160;</div>
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		<title>Cannes: &#8220;Le dernier des injustes&#8221; de Lanzmann, l&#8217;histoire avec un grand H</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 13:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lambert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Claude Lanzmann, auteur de "Shoah", documentaire fleuve sur l'extermination des Juifs par les nazis, revient avec "Le dernier des injustes" sur l'histoire du "ghetto modèle" de Terezin, près de Prague, et la personnalité contestée du dernier "doyen des juifs".]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='alignleft' style='margin-right:20px;font-size:10px'><img src="http://www.lb-numerique.com/wp-content/uploads/2013/05/photo_1368965961014-1-1.jpg" alt="Photo prise le 24 février 2005 d&apos;un cimetière de Terezin, le &quot;ghetto modèle&quot; des nazis, près de Prague" />
<div style="width:200px">Photo prise le 24 février 2005 d&apos;un cimetière de Terezin, le &quot;ghetto modèle&quot; des nazis, près de Prague<br />(©AFP/Archives)</div>
</div>
<p><strong>Claude Lanzmann, auteur de &#8220;Shoah&#8221;, documentaire fleuve sur l&#8217;extermination des Juifs par les nazis, revient avec &#8220;Le dernier des injustes&#8221; sur l&#8217;histoire du &#8220;ghetto modèle&#8221; de Terezin, près de Prague, et la personnalité contestée du dernier &#8220;doyen des juifs&#8221;.</strong></p>
<p><span id="more-3480"></span>
<p>Présenté dimanche à Cannes hors compétition, le documentaire exploite pour la première fois le long témoignage recueilli par Claude Lanzmann en 1975 à Rome de Benjamin Murmelstein, dernier président du conseil juif du ghetto de Terezin, ou dernier &#8220;doyen des juifs&#8221; selon la terminologie nazie.</p>
<p>Les conseils juifs avaient été mis en place pour faire régner l&#8217;ordre allemand dans les ghettos. Ne pas accepter la fonction signifiait la mort.</p>
<p>Le &#8220;sommet de la cruauté et de la perversité nazie&#8221;</p>
<p>Terezin (Theresienstadt en allemand), créée en septembre 1941, a été appelée aussi la ville &#8220;donnée aux juifs par Hitler&#8221;, pour les autres, le ghetto du mensonge, puisque élu par le criminel nazi Adolf Eichmann pour leurrer le monde.</p>
<p>Dans le documentaire, les images de propagande mettant en scène des enfants joyeux ou des personnes âgées dans une maison de retraite idyllique s&#8217;écroulent devant celles de dessins réalisés par d&#8217;anciens détenus.</p>
<p>A Terezin, par laquelle passèrent près de 150.000 hommes, femmes, vieillards et enfants, fut atteint le &#8220;sommet de la cruauté et de la perversité nazie&#8221;, dans &#8220;une combinaison unique de mensonge et de violence nue&#8221;, jugeait le cinéaste en février dans un entretien à l&#8217;AFP.</p>
<p>Le documentaire de 3h30 éclaire encore sous un autre jour la mise en oeuvre de la solution finale grâce à ce témoin unique. Et pour cause.</p>
<p>Le rabbin Benjamin Murmelstein avait été chargé avant par Eichmann d&#8217;organiser à Vienne l&#8217;émigration forcée des juifs d&#8217;Autriche à partir de l&#8217;été 1938 jusqu&#8217;au déclenchement de la guerre. Il luttera d&#8217;ailleurs pied à pied contre lui pour en faire sortir plus de 121.000.</p>
<p>Eichmann, &#8220;un démon&#8221;</p>
<p>Parce qu&#8217;il a bien connu Eichmann, il s&#8217;insurge contre ceux &#8211; dont la philosophe allemande Hannah Arendt &#8211; qui le considéraient comme un simple gratte-papier obéissant. &#8220;C&#8217;était un démon&#8221;, assène-t-il avec force.</p>
<p>Le rabbin ne comprend pas pourquoi, au procès d&#8217;Eichmann en Israël, sa participation à la Nuit de cristal n&#8217;a pas pu être prouvée, lui qui l&#8217;a vu de ses yeux participer au saccage de la synagogue de la Seitenstettengasse de Vienne.</p>
<p>&#8220;Le dernier des injustes&#8221; comme se qualifie lui-même Murmelstein en référence au &#8220;Dernier des Justes&#8221; d&#8217;André Schwarz-Bart, parle du rôle contesté des conseils juifs.</p>
<p>Le rabbin Murmelstein, auteur en 1961 d&#8217;un livre en italien sur le ghetto, raconte les luttes de pouvoir à Terezin et ses &#8220;premiers ennemis&#8221; parmi les détenus pour des questions d&#8217;organisation sanitaire.</p>
<p>&#8220;Les gens étaient des martyrs, pas des saints&#8221;, déclare-t-il face à la caméra, en confessant lui-même son goût du pouvoir, son &#8220;désir d&#8217;aventures&#8221;.</p>
<p>Avec un sens très particulier de la formule, il se compare à Shéhérazade racontant un conte, faisant semblant d&#8217;être la marionnette des nazis pour &#8220;me sauver et sauver le ghetto&#8221;, dit-il.</p>
<p>Son tort est sans doute d&#8217;avoir été le seul &#8220;doyen des juifs&#8221; de Terezin à survivre. Les deux précédents ont été tués d&#8217;une balle dans la nuque, l&#8217;un à Terezin, l&#8217;autre à Auschwitz.</p>
<p>Accusé de collaboration avec l&#8217;ennemi par un certain nombre de juifs, Benjamin Murmelstein a été arrêté en 1945 et emprisonné par la justice tchèque pendant 18 mois avant d&#8217;être acquitté. Il s&#8217;est exilé ensuite à Rome où il est décédé en octobre 1989.</p>
<p>Claude Lanzmann rappelle qu&#8217;il n&#8217;y a pas eu de &#8220;vrais collabos&#8221; chez les juifs à part un groupuscule à Vienne. &#8220;On voit bien qui sont les vrais tueurs&#8221;, conclut-il, en disant souhaiter que Murmelstein gagne &#8220;plus de compréhension, d&#8217;empathie et que les procureurs se calment&#8221;.</p>
<div style="clear:both;height:1px;margin-bottom:-1px">&#160;</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Resistance: hommage d&#8217;Ayrault et Daniel Cordier à l&#8217;héritage social du CNR</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 08:58:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lambert</dc:creator>
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		<category><![CDATA[social]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean-Marc Ayrault et l'ancien résistant Daniel Cordier, qui fut le secrétaire de Jean Moulin, exaltent, malgré la crise, l'héritage social du Conseil national de la Résistance (CNR), dans une émission diffusée dimanche sur LCP.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='alignleft' style='margin-right:20px;font-size:10px'><img src="http://www.lb-numerique.com/wp-content/uploads/2013/05/photo_1368951972684-1-1.jpg" alt="Le premier ministre Jean-Marc Ayrault et Daniel Cordier sur le plateau de la Chaine Parlementaire, le 14 mai 2013" />
<div style="width:200px">Le premier ministre Jean-Marc Ayrault et Daniel Cordier sur le plateau de la Chaine Parlementaire, le 14 mai 2013<br />(©AFP)</div>
</div>
<p><strong>Jean-Marc Ayrault et l&#8217;ancien résistant Daniel Cordier, qui fut le secrétaire de Jean Moulin, exaltent, malgré la crise, l&#8217;héritage social du Conseil national de la Résistance (CNR), dans une émission diffusée dimanche sur LCP.</strong></p>
<p><span id="more-3470"></span>
<p>Le Premier ministre et M. Cordier, 92 ans, ont dialogué durant une quarantaine de minutes dans l&#8217;émission Parlons-en, diffusée dimanche après-midi sur LCP en partenariat avec le Journal du dimanche.</p>
<p>Lors de cette émission consacrée à &#8220;l&#8217;esprit de résistance&#8221;, les deux hommes sont notamment tombés d&#8217;accord pour promouvoir l&#8217;héritage du CNR, dont la Sécurité sociale.</p>
<p>&#8220;La base qui fédère le CNR, c&#8217;est l&#8217;ordre social plus juste&#8221;, explique ainsi le chef du gouvernement. &#8220;Aujourd&#8217;hui, il peut être en difficulté et en crise mais mon engagement d&#8217;aujourd&#8217;hui, c&#8217;est réformer notre modèle social pour le sauver&#8221;, explique M. Ayrault.</p>
<p>Il déplore ainsi que l&#8217;ancien numéro 2 du Medef, Denis Kessler, &#8220;représentant d&#8217;une partie du monde patronal&#8221;, ait dit en 2007 qu&#8217;il faudrait &#8220;défaire méthodiquement le programme du CNR&#8221;.</p>
<p>&#8220;Ce serait une faute, chaque nation a une âme et l&#8217;âme de la France c&#8217;est l&#8217;égalité, il faut s&#8217;en inspirer comme quelque chose qui va nous motiver pour reconstruire sur les mêmes bases&#8221;, juge M. Ayrault.</p>
<p>&#8220;Nous sommes les héritiers (du CNR) même si le monde a changé, les valeurs qui sont celles de la reconstruction, c&#8217;est pour moi une référence qui marche toujours&#8221;, estime aussi M. Ayrault.</p>
<p>Comme François Hollande lors de sa conférence de presse, le Premier ministre balaie aussi l&#8217;idée d&#8217;un gouvernement d&#8217;union nationale qui réunirait l&#8217;ensemble des sensibilités politiques, comme durant l&#8217;immédiat après-guerre.</p>
<p>&#8220;On sort de l&#8217;Occupation, de la guerre, ce sont des circonstances exceptionnelles&#8221;, explique-t-il. Or, &#8220;l&#8217;union nationale, ça ne peut être que dans des circonstances exceptionnelles&#8221;, selon M. Ayrault.</p>
<p>Comme on lui demande si la France a besoin d&#8217;un dirigeant &#8220;fédérateur&#8221; ou plutôt &#8220;autoritaire&#8221;, M. Cordier répond pour sa part: &#8220;Des deux, d&#8217;un fédérateur et de quelqu&#8217;un d&#8217;un peu autoritaire&#8221;. &#8220;Il faut un ministre d&#8217;autorité quand on est à la tête de 65 millions de personnes&#8221;, fait-il valoir.</p>
<p>Interrogé sur les manifestations anti-mariage homosexuel, M. Cordier estime aussi que ces opposants n&#8217;incarnent &#8220;pas du tout&#8221; l&#8217;esprit de résistance. &#8220;Les Français paraissent très en retard de ce point de vue&#8221; du mariage pour tous, déplore M. Cordier, qui avait rejoint à 19 ans le général de Gaulle à Londres en juin 1940.</p>
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		<title>Japon: les &#8220;femmes de réconfort&#8221; étaient une &#8220;nécessité&#8221;, selon le maire d&#8217;Osaka</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 09:31:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lambert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour le maire de la ville japonaise d'Osaka, les "femmes de réconfort" asiatiques enrôlées de force dans les bordels de l'armée nippone durant la dernière guerre mondiale étaient une "nécessité", une déclaration embarrassante pour le gouvernement japonais qui a prudemment pris ses distances.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='alignleft' style='margin-right:20px;font-size:10px'><img src="http://www.lb-numerique.com/wp-content/uploads/2013/05/photo_1368521812372-1-1.jpg" alt="Une femme âgée manifeste à Manille le 1er décembre 2010 pour réclamer des excuses au Japon qui a enrôlé de force des asiatiques dans les bordels de son armée pendant la Seconde Guerre mondiale" />
<div style="width:200px">Une femme âgée manifeste à Manille le 1er décembre 2010 pour réclamer des excuses au Japon qui a enrôlé de force des asiatiques dans les bordels de son armée pendant la Seconde Guerre mondiale<br />(©AFP/Archives)</div>
</div>
<p><strong>Pour le maire de la ville japonaise d&#8217;Osaka, les &#8220;femmes de réconfort&#8221; asiatiques enrôlées de force dans les bordels de l&#8217;armée nippone durant la dernière guerre mondiale étaient une &#8220;nécessité&#8221;, une déclaration embarrassante pour le gouvernement japonais qui a prudemment pris ses distances.</strong></p>
<p><span id="more-3250"></span>
<p>&#8220;Quand les soldats risquent leur vie sous la mitraille et que vous voulez leur procurer du repos quelque part, c&#8217;est clair que vous avez besoin d&#8217;un système de femmes de réconfort&#8221;, a déclaré sans ambages lundi soir Toru Hashimoto, dirigeant de la principale métropole de l&#8217;ouest du pays devant toutes les télévisions japonaises.</p>
<p>La plupart des historiens estiment à environ 200.000 le nombre de femmes asiatiques réduites en esclavage sexuel par le Japon. Ces Coréennes, Chinoises et Philippines notamment étaient obligées de travailler dans des bordels militaires de campagne japonais.</p>
<p>Comme l&#8217;an dernier lorsque le maire de Nagoya (centre du Japon) avait mis en doute le massacre perpétré en 1937 à Nankin (est de la Chine) par les troupes japonaises (près de 300.000 personnes selon les chiffres officiels chinois), les déclarations de M. Hashimoto ont été immédiatement condamnées à Séoul et Pékin.</p>
<p>&#8220;Nous sommes profondément déçus qu&#8217;une personnalité officielle défende de tels crimes inhumains&#8221;, a déclaré à l&#8217;AFP une porte-parole du ministère sud-coréen des Affaires étrangères.</p>
<p>&#8220;Choqués et furieux&#8221;, a réagi la porte-parole de la chancellerie chinoise Hong Lei. &#8220;De la façon dont il abordera son passé dépendra l&#8217;avenir pour le Japon&#8221;, a-t-elle ajouté.</p>
<p>Le Japon s&#8217;est certes excusé pour ces &#8220;crimes&#8221; mais nie toute responsabilité officielle dans la conduite de ces maisons closes.</p>
<p>Codirigeant du Parti de la Restauration du Japon avec l&#8217;ancien gouverneur de Tokyo Shintaro Ishihara, lui aussi connu pour ses déclarations choc notamment anti-chinoises, M. Hashimoto a certes concédé que des femmes avaient été enrôlées de force dans ces bordels militaires mais, a-t-il ajouté, c&#8217;est imputable &#8220;à la tragédie de la guerre&#8221;.</p>
<p>Le secrétaire général du gouvernement, Yoshihide Suga, a refusé mardi de commenter directement cette sortie, se contentant de rappeler la position officielle selon laquelle le Japon reconnaît les souffrances infligées aux peuples de la région durant la dernière guerre mondiale.</p>
<p>Il demeure que les relations du Japon avec la Chine et la Corée du Sud restent indéniablement marquées au fer rouge de la guerre, notamment depuis le retour aux affaires en décembre dernier du &#8220;faucon&#8221; Shinzo Abe qui souffle alternativement le chaud et le froid.</p>
<p>D&#8217;un côté, il affiche sa volonté de réformer la constitution pacifiste du Japon qui lui interdit le recours à la guerre, et aussi de revoir la déclaration officielle de 1995 sur les &#8220;remords&#8221; du Japon.</p>
<p>De l&#8217;autre il répète que son gouvernement n&#8217;entend pas pour autant revenir sur la reconnaissance par le Japon des souffrances infligées aux peuples d&#8217;Asie pendant la Deuxième Guerre mondiale.</p>
<p>Mais parallèlement, près de 170 parlementaires japonais se sont rendus fin avril au très controversé sanctuaire de Yasukuni à Tokyo, qui honore les soldats tombés au champ d&#8217;honneur mais aussi 14 criminels de guerre condamnés par les Alliés après 1945.</p>
<p>Suite à cette visite, la plus importante de parlementaires nippons depuis 23 ans dans ce lieu symbole par excellence pour les voisins asiatiques du passé impérialiste nippon, Séoul avait annulé un voyage au Japon du chef de sa diplomatie.</p>
<p>D&#8217;autres initiatives du conservateur Abe ont été tout aussi mal perçues par les pays voisins: fin janvier, son gouvernement a approuvé un budget militaire en hausse, une première depuis onze ans, à 52 milliards de dollars pour 2013-2014 (38,7 milliards d&#8217;euros).</p>
<p>Et pour la première fois, le Japon a célébré fin avril devant l&#8217;empereur l&#8217;anniversaire de la souveraineté recouvrée du pays en 1952 après sept ans d&#8217;occupation américaine.</p>
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		<title>La barge romaine du Rhône reprend vie à Grenoble</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 12:56:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lambert</dc:creator>
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		<category><![CDATA[archeologie]]></category>
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		<description><![CDATA[Sortie en 2011 des eaux du Rhône, où elle reposait depuis 20 siècles, la barge romaine d'Arles, classée trésor national, reprend vie dans des ateliers spécialisés à Grenoble avant de retrouver à l'automne le musée d'Arles antique (Bouches-du-Rhône).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='alignleft' style='margin-right:20px;font-size:10px'><img src="http://www.lb-numerique.com/wp-content/uploads/2013/05/photo_1368016701107-1-1.jpg" alt="Un artisan travaille pour redonner vie à une barge romaine, le 3 mai 2013 à Grenoble" />
<div style="width:200px">Un artisan travaille pour redonner vie à une barge romaine, le 3 mai 2013 à Grenoble<br />(©AFP)</div>
</div>
<p><strong>Sortie en 2011 des eaux du Rhône, où elle reposait depuis 20 siècles, la barge romaine d&#8217;Arles, classée trésor national, reprend vie dans des ateliers spécialisés à Grenoble avant de retrouver à l&#8217;automne le musée d&#8217;Arles antique (Bouches-du-Rhône).</strong></p>
<p><span id="more-2966"></span>
<p>Le chaland à fond plat de 31 mètres de long et 3 mètres de large, seul bateau romain complet à 95% répertorié à ce jour, sera exposé dans une nouvelle aile du musée départemental d&#8217;Arles, construite spécialement pour l&#8217;accueillir.</p>
<p>Le bateau sera placé dans une fosse, simulant la jetée d&#8217;un port, et en situation de navigation, avec tous les objets et instruments également retrouvés à bord ou à proximité immédiate par les archéologues.</p>
<p>Ainsi s&#8217;achèvera une aventure archéologique hors normes, d&#8217;un coût de 10 millions d&#8217;euros au total, entamée en 2004, avec la découverte dans les eaux du Rhône, près de l&#8217;ancien port romain d&#8217;Arles, de cette pièce majeure du patrimoine.</p>
<p>&#8220;Conduire et tenir un projet aussi énorme en aussi peu de temps, c&#8217;est spectaculaire. Ca sera tendu jusqu&#8217;au bout&#8221;, se félicite Sabrina Marlier, l&#8217;archéologue chargée de la coordination du projet.</p>
<p>Pour l&#8217;instant, la barge n&#8217;a pas encore totalement retrouvé son aspect d&#8217;origine. Pour la sortir de l&#8217;eau, la transporter à Grenoble afin d&#8217;y effectuer les opérations nécessaires à sa conversation, il a fallu d&#8217;abord la découper en 10 tronçons de 2 à 4 mètres de long, et la démonter.</p>
<p>Il aura fallu aussi avant de la reconstituer, traiter les pièces de bois.</p>
<p>Toutes, de la plus grande à la plus petite, ont ainsi passé près de huit mois dans d&#8217;immenses bacs remplis d&#8217;un mélange d&#8217;eau et de résine, du polyéthylène glycol, dans les locaux d&#8217;Arc Nucleart à Grenoble, une unité du Commissariat à l&#8217;énergie atomique (CEA) dédiée à la conservation et la restauration des bois immergés.</p>
<p>Elle ont ensuite été congelées, puis lyophilisées par évaporation de la vapeur de glace contenu dans le bois. &#8220;Ce cycle de lyophilisation, qui dure de 1 mois et demi à deux mois, permet d&#8217;évacuer l&#8217;eau du bois tout en le solidifiant et en conservant son épaisseur&#8221;, explique Henri Bernard-Maugiron, responsable du projet de restauration à Arc Nucleart.</p>
<p>A ce jour, seule une moitié du bateau, longue de 16 m, a pu être remontée. Installée dans l&#8217;atelier d&#8217;une chaudronnerie industrielle, la CIC Orio, à Fontaine, dans la banlieue grenobloise, le chaland a déjà retrouvé sa structure.</p>
<p>Pour le maintenir et replacer les flancs avec l&#8217;inclinaison d&#8217;origine &#8211; sa longue immersion l&#8217;ayant déformé &#8211; il a fallu &#8220;socler&#8221; le bateau à l&#8217;aide, notamment, d&#8217;une poutre centrale, placée sous le fond et de colliers en acier. Et construire les instruments de levage adaptés.</p>
<p>C&#8217;est le domaine de Pascal Roucheyroux, qui supervise l&#8217;opération remontage. Ce chaudronnier, spécialiste de l&#8217;installation des téléphériques en haute-montagne, collabore depuis sept ans avec Arc Nucleart pour le &#8220;soclage&#8221; des épaves antiques.</p>
<p>A ses côtés, des menuisiers travaillent, à la varlope, une immense pièce de sapin, qui servira à remplacer la seule bordée manquante du bateau, tandis que des restaurateurs nettoient les pièces de bois qui doivent venir compléter la structure, sur le fond et les bords.</p>
<p>Une tâche complexe. &#8220;Personne n&#8217;a jamais remonté un bateau comme cela. C&#8217;est un peu comme si on le construisait. Il faut le comprendre dans ses moindres détails techniques&#8221;, raconte Floriane Helias, une des sept restaurateurs en archéologie travaillant sur le chantier.</p>
<p>Pour éviter toute détérioration, tous les clous d&#8217;origine ont été remplacés par des tourillons de bois, qui seront ensuite recouverts d&#8217;une tête en résine.</p>
<p>Avant cela, le bateau aura une nouvelle fois été démonté pour être acheminé à Arles et installé définitivement, avec sa pelle de gouverne, son mât de halage, ses cordages d&#8217;origine, la vaisselle des marins, ou encore le gros dolium, un vase en terre, qui servait à cuire la nourriture.</p>
<p>Même le bois servant à l&#8217;alimenter a été retrouvé. Tout comme la monnaie votive du bateau, un denier républicain en argent, datant de 123 avant JC, retrouvé entre deux morceaux de structure à la proue du chaland. Seul le chargement d&#8217;origine &#8211; 27 tonnes de pierres! &#8211; qui avait coulé avec le bateau sera remplacé par un fac-similé.</p>
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		<title>Allemagne: une justice bien tardive pour les criminels nazis</title>
		<link>http://www.lb-numerique.com/genealogie/allemagne-une-justice-bien-tardive-pour-les-criminels-nazis/</link>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 09:39:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lambert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'arrestation cette semaine en Allemagne d'un nonagénaire soupçonné de complicité de meurtres dans le camp de concentration d'Auschwitz, où il aurait été gardien, a rouvert un débat sur le sens d'une justice aussi tardive.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='alignleft' style='margin-right:20px;font-size:10px'><img src="http://www.lb-numerique.com/wp-content/uploads/2013/05/photo_1368001572152-1-1.jpg" alt="Le Français Serge Klarsfeld, dans une exposition consacrée à Jean Moulin à Lyon, le 14 novembre 2012" />
<div style="width:200px">Le Français Serge Klarsfeld, dans une exposition consacrée à Jean Moulin à Lyon, le 14 novembre 2012<br />(©AFP/Archives)</div>
</div>
<p><strong>L&#8217;arrestation cette semaine en Allemagne d&#8217;un nonagénaire soupçonné de complicité de meurtres dans le camp de concentration d&#8217;Auschwitz, où il aurait été gardien, a rouvert un débat sur le sens d&#8217;une justice aussi tardive.</strong></p>
<p><span id="more-2955"></span>
<p>Des associations de survivants de l&#8217;holocauste et historiens ont salué ce soucis de poursuivre les derniers criminels de guerre en vie, mais d&#8217;autres voix ont mis en doute l&#8217;intérêt de faire comparaître des personnes âgées et diminuées.</p>
<p>La police allemande a interpellé lundi Hans Lipschis, 93 ans. Un médecin a jugé apte à la détention ce vieillard, numéro 4 sur la liste des criminels les plus recherchés du Centre Simon Wiesenthal.</p>
<p>Veuf, né en Lituanie, il vivait depuis une trentaine d&#8217;années à Aalen, dans le sud-ouest de l&#8217;Allemagne.</p>
<p>Environ 70 ans après les faits, la justice allemande a préféré ne pas le laisser en liberté, évoquant un risque de fuite.</p>
<p>Le Parquet de Stuttgart le &#8220;soupçonne fortement&#8221; d&#8217;avoir été gardien dans le camp de concentration nazi d&#8217;Auschwitz, dans l&#8217;actuelle Pologne, de 1941 à 1945. Lipschis prétend y avoir travaillé comme cuisinier.</p>
<p>La condamnation à cinq ans de prison en mai 2011 de John Demjanjuk, un apatride d&#8217;origine ukrainienne, également âgé de 93 ans, pour participation à des meurtres de Juifs quand il était gardien dans un camp de concentration, a marqué un changement d&#8217;attitude de la justice allemande. Elle a considéré que sa fonction dans le camp faisait de lui un complice des meurtres commis, même sans preuves d&#8217;acte criminel.</p>
<p>L&#8217;Office de Ludwigsburg, qui gère les dossiers du nazisme depuis 1958, avait indiqué début avril vouloir entamer une procédure contre 50 anciens gardiens d&#8217;Auschwitz-Birkenau à travers le pays, âgés d&#8217;environ 90 ans.</p>
<p>Depuis le procès des principaux dirigeants nazis à Nuremberg en 1945 et 1946, 106.000 soldats allemands ou nazis ont été accusés de crimes de guerre. Environ 13.000 ont été jugés et la moitié condamnés, a indiqué Ludwigsburg.</p>
<p>Le Comité international d&#8217;Auschwitz, qui représente les survivants du camp, a jugé les poursuites contre Lipschis &#8220;tardives, mais pas trop tardives&#8221;.</p>
<p>Le Centre Simon Wiesenthal a qualifié l&#8217;arrestation de &#8220;premier geste bienvenu vers ce que nous espérons être une large série de mesures&#8221; contre les éventuels criminels encore en liberté.</p>
<p>Wolfgang Benz, l&#8217;un des meilleurs connaisseurs de l&#8217;Holocauste et ancien directeur du Centre de recherche sur l&#8217;antisémitisme de Berlin, a confié à l&#8217;AFP que lui aussi attendait de l&#8217;Allemagne &#8220;en tant qu&#8217;État de droit, qu&#8217;elle amène devant les tribunaux tous les cas de meurtres, quel que soit l&#8217;âge de l&#8217;homme ou ce qu&#8217;il a fait ces 50 dernières années&#8221;.</p>
<p>&#8220;Pendant longtemps on n&#8217;a pas assez sérieusement cherché à juger les anciens nazis pour leurs crimes&#8221;, a déclaré à l&#8217;AFP l&#8217;historien Albrecht Kirschner, qui dirige une commission mise en place par le ministère de la Justice pour étudier son passé sous le nazisme.</p>
<p>Selon lui, la volonté de la génération d&#8217;après-guerre de tirer un trait sur cette période, et la présence importante d&#8217;anciens nazis dans l&#8217;appareil judiciaire, a permis à des milliers de suspects de ne pas être inquiétés.</p>
<p>Mais le quotidien Stuttgarter Zeitung a exprimé son &#8220;malaise&#8221; face à ce nonagénaire questionné sur un passé lointain.</p>
<p>&#8220;C&#8217;est un bien piètre service rendu à la justice que de traîner des vieillards, peu de temps avant leur mort, devant des tribunaux&#8221;, a-t-il jugé mardi.</p>
<p>Même le célèbre &#8220;chasseur de nazis&#8221; français Serge Klarsfeld, vice-président de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, a reconnu être &#8220;partagé entre (sa) conception de la justice et la nécessité de poursuivre les criminels de guerre jusqu&#8217;à leur dernier souffle&#8221;.</p>
<p>Mais pour M. Benz, c&#8217;est la probité chèrement acquise de l&#8217;Allemagne d&#8217;après-guerre qui est en jeu.</p>
<p>&#8220;Si on ne fait que construire des monuments et tenir de jolis discours, et qu&#8217;on laisse les meurtriers d&#8217;Auschwitz en liberté, notre volonté de nous confronter à notre passé n&#8217;aura aucune crédibilité&#8221;, a-t-il assuré.</p>
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		<title>Un ex-garde présumé d&#8217;Auschwitz, 93 ans, arrêté en Allemagne</title>
		<link>http://www.lb-numerique.com/genealogie/un-ex-garde-presume-dauschwitz-93-ans-arrete-en-allemagne/</link>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 15:24:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lambert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un ex-garde présumé du camp de concentration d'Auschwitz, âgé de 93 ans, a été arrêté en Allemagne, a annoncé lundi le parquet de Stuttgart (sud).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='alignleft' style='margin-right:20px;font-size:10px'><img src="http://www.lb-numerique.com/wp-content/uploads/2013/05/photo_1367850425499-1-1.jpg" alt="L&apos;entrée de l&apos;ancien camp de concentration  d&apos;Auschwitz" />
<div style="width:200px">L&apos;entrée de l&apos;ancien camp de concentration  d&apos;Auschwitz<br />(©AFP/Archives)</div>
</div>
<p><strong>Un ex-garde présumé du camp de concentration d&#8217;Auschwitz, âgé de 93 ans, a été arrêté en Allemagne, a annoncé lundi le parquet de Stuttgart (sud).</strong></p>
<p><span id="more-2876"></span>
<p>&#8220;Les forces de la police criminelle du Bade-Würtemberg, sur mandat du parquet de Stuttgart, ont interpellé à son domicile un ancien employé, âgé de 93 ans, du camp de concentration d&#8217;Auschwitz qui faisait partie du service des gardes, de l&#8217;automne 1941 à sa fermeture en 1945, et est soupçonné de complicité de meurtre&#8221;, écrit le parquet dans un communiqué.</p>
<div style="clear:both;height:1px;margin-bottom:-1px">&#160;</div>
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		<item>
		<title>L&#8217;Autriche face à son passé nazi dans le nouveau musée du camp de Mauthausen</title>
		<link>http://www.lb-numerique.com/genealogie/lautriche-face-a-son-passe-nazi-dans-le-nouveau-musee-du-camp-de-mauthausen/</link>
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		<pubDate>Sat, 04 May 2013 10:51:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lambert</dc:creator>
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		<description><![CDATA["Nous pouvions sentir (le camp) de loin": l'infirmière américaine Mae Lopatin Herman résume l'horreur de Mauthausen en décrivant son arrivée dans ce camp de concentration nazi après sa libération, il y a 68 ans dimanche.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='alignleft' style='margin-right:20px;font-size:10px'><img src="http://www.lb-numerique.com/wp-content/uploads/2013/05/photo_1367662257144-1-1.jpg" alt="Un panneau indiquant le crématorium du camp de concentration de Mauthausen le 17 avril 2013 en Autriche" />
<div style="width:200px">Un panneau indiquant le crématorium du camp de concentration de Mauthausen le 17 avril 2013 en Autriche<br />(©AFP/Archives)</div>
</div>
<p><strong>&#8220;Nous pouvions sentir (le camp) de loin&#8221;: l&#8217;infirmière américaine Mae Lopatin Herman résume l&#8217;horreur de Mauthausen en décrivant son arrivée dans ce camp de concentration nazi après sa libération, il y a 68 ans dimanche.</strong></p>
<p><span id="more-2774"></span>
<p>&#8220;Au milieu du plus beau paysage que vous puissiez imaginer, il y avait cet enfer&#8221;, se souvient cet ancien membre d&#8217;une équipe médicale américaine.</p>
<p>Son témoignage est l&#8217;un des 48 à écouter dans le nouveau musée de Mauthausen qui ouvre ses portes au public lundi. Il retrace la sombre histoire du principal camp de concentration d&#8217;Autriche et de ses camps annexes, entre 1938 et 1945.</p>
<p>La ministre israélienne de la Justice, Tzipi Livni, accompagnée de son beau-père, Moshe Spitzer, un survivant de Mauthausen, ainsi que les présidents autrichien, Heinz Fischer, polonais, Bronislaw Komorowski, et hongrois, Janos Ader, doivent participer dimanche à son inauguration.</p>
<p>Quelque 200.000 personnes, originaires de 40 pays et juives pour un quart d&#8217;entre elles, ont été détenues à Mauthausen, situé sur les collines de la rive nord du Danube près de Linz, où Adolf Hitler alla à l&#8217;école.</p>
<p>En 1939, le camp de Mauthausen comptait 1.500 prisonniers allemands et autrichiens. En 1942, ils étaient dix fois plus nombreux, parmi eux des civils soviétiques ou encore 7.000 républicains espagnols qui avaient fui l&#8217;Espagne après la victoire de Franco lors de la guerre civile.</p>
<p>Environ 90.000 détenus sont morts dans le camp, succombant au travail épuisant dans les mines de granit, à la malnutrition, aux maladies, ou bien abattus par les gardes, pendus, étranglés, battus, gazés.</p>
<p>Les deux nouvelles expositions permanentes, situées dans les anciens baraquements, exposent le quotidien du camp, avec des entretiens avec des témoins mais aussi des dizaines d&#8217;objets qui en disent long sur la vie &#8212; et la mort &#8212; à Mauthausen.</p>
<p>Parmi eux, un fouet utilisé par les gardes, la trappe d&#8217;un échafaud, des bracelets d&#8217;identification retrouvés dans une fosse commune ou encore une boîte rouillée de gaz mortel Zyklon-B.</p>
<p>D&#8217;autres objets racontent des épisodes plus heureux, comme les vêtements de bébé confectionnés par des prisonniers pour Hana Bergar-Moran, née en captivité, ou bien le vélo donné par une religieuse à Stanislav Kudlinski et avec lequel il avait regagné la Pologne après la libération.</p>
<p>Des croquis du dessinateur Bernard Aldebert, l&#8217;un des détenus français à Mauthausen, font partie de l&#8217;exposition.</p>
<p>Dans l&#8217;ancienne morgue du camp, la &#8220;Salle des noms&#8221; abrite des panneaux en verre, placés à l&#8217;horizontale et portant les noms des 81.007 personnes identifiées mortes à Mauthausen. &#8220;Nous voulions redonner leur identité à ces gens&#8221;, a expliqué la directrice du mémorial, Barbara Glück. Un espace a été laissé vierge sur les plaques, pour les 10.000 autres victimes &#8220;dont nous ne connaîtrons jamais l&#8217;identité&#8221;, a-t-elle ajouté.</p>
<p>&#8211; L&#8217;Autriche, &#8220;première victime&#8221; d&#8217;Hitler? &#8211;</p>
<p>Ce nouveau musée, qui a coûté 1,7 million d&#8217;euros, a mis huit ans à prendre forme, avec la participation d&#8217;une centaine d&#8217;institutions du monde entier, notamment juives.</p>
<p>Les salles rénovées remplacent une exposition plus rudimentaire montée par un survivant du camp, Hans Marselek (1914-2011), qui avait été ouverte en 1970 et était, selon les organisateurs, dépassée.</p>
<p>De nombreux sites en Allemagne ont été restaurés après la réunification en 1990. Le camp de concentration de Dachau, en Bavière, accueille par exemple 800.000 visiteurs par an, soit quatre fois plus que Mauthausen.</p>
<p>&#8220;La recherche sur les camps de concentration n&#8217;a pas commencé en Autriche avant les années 1980&#8243;, a expliqué Barbara Glück à l&#8217;AFP. &#8220;Cela a peut-être à voir avec la manière dont l&#8217;Autriche aborde son passé.&#8221;</p>
<p>Pendant une longue période après la guerre, l&#8217;Autriche a éludé sa complicité dans les crimes nazis contre l&#8217;humanité, se présentant comme &#8220;annexée&#8221; par l&#8217;Allemagne en 1938 et la &#8220;première victime&#8221; d&#8217;Hitler.</p>
<p>Cette attitude a évolué à la fin des années 1980 avec l&#8217;affaire Waldheim &#8212; la révélation du passé nazi de Kurt Waldheim, ancien secrétaire général de l&#8217;ONU et alors président autrichien (1986-1992).</p>
<p>&#8220;Ce site a désormais plusieurs fonctions &#8211; un mémorial, un cimetière, un avertissement pour les générations futures, un centre de documentation et un centre d&#8217;éducation&#8221;, a déclaré à Mauthausen la ministre autrichienne de l&#8217;Intérieur, Johanna Mikl-Leitner.</p>
<div style="clear:both;height:1px;margin-bottom:-1px">&#160;</div>
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		<title>La chaîne de télévision belge RTBF &#8220;suspend&#8221; la diffusion de Derrick</title>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 18:11:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lambert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Généalogie]]></category>
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		<category><![CDATA[histoire]]></category>
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		<description><![CDATA[La télévision publique belge RTBF a décidé vendredi de "suspendre" la diffusion de la série policière allemande Derrick à partir du 13 mai après les révélations sur le passé de Waffen SS de son principal interprète, Horst Tappert.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='alignleft' style='margin-right:20px;font-size:10px'><img src="http://www.lb-numerique.com/wp-content/uploads/2013/05/photo_1367601626298-1-1.jpg" alt="L&apos;acteur Horst Tappert, acteur incarnant Derrick, lors du tournage de la série en juin 1982" />
<div style="width:200px">L&apos;acteur Horst Tappert, acteur incarnant Derrick, lors du tournage de la série en juin 1982<br />(©DPA/AFP/Archives)</div>
</div>
<p><strong>La télévision publique belge RTBF a décidé vendredi de &#8220;suspendre&#8221; la diffusion de la série policière allemande Derrick à partir du 13 mai après les révélations sur le passé de Waffen SS de son principal interprète, Horst Tappert.</strong></p>
<p><span id="more-2739"></span>
<p>Cette décision intervient dans la foulée de suspensions de diffusion décidées par la chaîne de télévision publique française France 3 et par des chaînes de télévision allemande et néerlandaise.</p>
<p>&#8220;Face aux révélations du passé SS de Horst Tappert, le comédien incarnant Derrick, la RTBF a choisi de suspendre momentanément la diffusion de la série, à partir du lundi 13 mai&#8221;, a expliqué le porte-parole de la chaîne belge.</p>
<p>&#8220;Cette interruption doit permettre une analyse sereine de la situation à la lumière d&#8217;informations supplémentaires dont la RTBF ne dispose pas à ce jour. Un temps est en effet nécessaire pour évaluer l&#8217;ensemble du dossier et en mesurer sa portée&#8221;, a-t-il ajouté.</p>
<p>La diffusion d&#8217;une série américaine datant du tournant des années 1980, &#8220;l&#8217;Ile fantastique&#8221;, prévue en juin, est en conséquence anticipée en lieu et place de Derrick, précise le porte-parole.</p>
<p>La série Derrick avait été créée et lancée par la deuxième chaîne de télévision publique ZDF en 1973. Plus de 280 épisodes avaient été produits jusqu&#8217;en 1997 et ce feuilleton avait été diffusé par plus 100 chaînes de télévision à travers le monde.</p>
<p>Fin avril, le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung a publié un article s&#8217;appuyant sur le travail du sociologue Jörg Becker, qui était tombé presque par hasard sur des documents et des témoignages prouvant que Horst Tappert était entré dans la Waffen-SS en 1943.</p>
<p>Né en 1923 et décédé en 2008, l&#8217;acteur, mondialement connu pour ce rôle, faisait partie d&#8217;un régiment de chars engagé sur le front russe.</p>
<div style="clear:both;height:1px;margin-bottom:-1px">&#160;</div>
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